Le modèle français de séparation des Églises et de l’État, issu de la loi de 1905, ne constitue qu’une forme juridique de la laïcité parmi d’autres. Il ne s’agit d’ailleurs pas d’une singularité française : un modèle séparatiste avait déjà été instauré aux États-Unis un siècle et demi plus tôt.
À travers le monde, plusieurs conceptions de la laïcité coexistent. Certaines relèvent de la reconnaissance des cultes, comme en Belgique, en Espagne ou en Italie. D’autres s’inscrivent dans des héritages historiques liés à une religion d’État, comme en Angleterre, au Danemark ou en Grèce.
Malgré leurs différences, tous ces modèles s’inscrivent dans le cadre de l’État de droit et reposent sur trois principes fondamentaux : la garantie de la liberté de conscience et du libre exercice public de la religion, l’autonomie de l’État et de la société à l’égard des doctrines religieuses ou philosophiques, et la non-discrimination des personnes en raison de leur appartenance religieuse.
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